Aller au contenu
FORCES OPPOSÉES
ORGANISATION · SOCIÉTÉ ET CULTURE

Société et culture

« Notre Empire est basé sur l’idée que le puissant gouverne et que les masses inférieures suivent. » Ces mots de Falner Oeth résument une société impériale divisée entre Sith et non-Sith, fondée sur l’idée que le fort domine et que le faible sert.

Une société de castes

La population impériale est beaucoup moins dense que celle de la République Galactique et se divise entre Sith et non-Sith. Cette division impose d’emblée deux castes sociales séparées, les échelons les plus élevés du pouvoir étant réservés aux Sith.

Le citoyen moyen n’en reste pas moins fidèle à l’Empire et, dans une méritocratie, chacun peut prétendre à un avenir plus grand s’il en a l’ambition. L’adhésion à la Garde Impériale, par exemple, est explicitement réservée aux individus non sensibles à la Force ; en raison de leurs liens étroits avec l’Empereur lui-même, même le Seigneur Sith le plus haut gradé n’ose pas leur résister.

Le regard des Impériaux

Les citoyens impériaux sont convaincus que la cause de l’Empire est juste. Comme les Sith, ils voient dans la République un État hypocrite, inefficace, chaotique et corrompu, dont chaque espèce et chaque nation fait passer ses besoins avant ceux de l’ensemble. Ils méprisent le Sénat et les dirigeants républicains, placés au pouvoir selon eux par la richesse, les liens familiaux et la corruption plutôt que par le mérite, comme les Seigneurs Sith.

Contrairement à ce que croyaient les Jedi et la République, qui pensaient être accueillis en libérateurs, les citoyens de l’Empire acceptent de servir les Seigneurs Sith et nourrissent un véritable dégoût pour les Jedi et la République. La majorité des Impériaux considère les Sith comme les dirigeants légitimes.

La grande majorité estime que l’Empire est la seule force capable d’imposer la paix, la stabilité et l’ordre dans la galaxie, et qu’il est de son devoir d’y veiller par tous les moyens nécessaires. Beaucoup voient la guerre contre la République comme une guerre de survie plutôt que de conquête.

La mémoire de la Grande Guerre de l’Hyperespace

Comme les Sith, les citoyens impériaux ont été instruits de la fin de la Grande Guerre de l’Hyperespace, du carnage commis par la République et de l’holocauste Jedi contre le peuple Sith, qui aboutit au massacre aveugle et à la quasi-extinction de toute la civilisation Sith. Le peuple de l’Empire n’a pas oublié ces horreurs.

Il est persuadé que, s’il n’extermine pas le premier, il sera anéanti comme le furent les Tsis. Les Impériaux craignent que les Jedi ne cherchent à détruire toute trace de l’Empire Sith et sont convaincus que c’est là leur but ultime.

L’esclavage

Au sein de l’Empire, l’esclavage est une pratique courante héritée de l’ancien empire. Il concerne généralement des espèces aliens qui, jusqu’à récemment, n’étaient pas considérées comme de véritables citoyens de l’Empire. Le recours massif au travail des esclaves est parfois considéré comme l’un des facteurs qui donnent aux Impériaux un avantage militaire sur la République.

Un Sith qui considérerait un esclave comme un partenaire, voire un compagnon, se condamnerait à être ostracisé par ses pairs ; on attend des maîtres qu’ils traitent leurs serviteurs avec fermeté, comme des animaux de compagnie. De nombreux esclaves sont entrés dans l’Empire comme prisonniers de guerre, ou ont été transférés dans la propriété impériale après la défaite de leurs précédents maîtres.

À un moment de son histoire, l’Empereur décréta qu’aucun esclave ne pourrait jamais être libéré, pour quelque raison que ce soit, et que son rang serait transmis à tous ses descendants. C’est pourquoi la majorité des esclaves de l’Empire sont des Twi’leks, des Duros et des Zabraks, dont les ancêtres furent capturés lors des premières victoires Sith de la Grande Guerre de l’Hyperespace.

Des esclaves aux acolytes

Pendant la Grande Guerre Galactique, pour compenser les nombreuses pertes Sith, l’Empereur décida que tout esclave suffisamment sensible à la Force serait envoyé dans une académie Sith pour y être formé comme acolyte. De nombreux esclaves furent ainsi libérés et envoyés sur Korriban ou ailleurs ; mais la formation se soldant soit par la réussite, soit par la mort, cette « liberté » restait toute relative.

Les acolytes ayant réussi leur formation étaient ensuite placés sous la tutelle d’un Maître, pour qui ils devaient accomplir diverses tâches afin de prouver leur valeur et leurs compétences. Moins mortelle pour la plupart que la phase d’acolyte, cette étape de l’apprentissage vit pourtant échouer de nombreux sensibles à la Force ; ceux qui la franchissaient étaient reconnus dignes d’appartenir à l’Ordre Sith.

Races maîtresses et xénophobie

La xénophobie de l’Empire s’affichait jusque sur le terrain, les ressources médicales étant attribuées en priorité aux humains et aux Sith de sang pur. À leur retour dans l’espace de la République, les préjugés impériaux contre les non-humanoïdes étaient une tradition vieille d’au moins mille ans, même si certains Seigneurs Sith passaient outre pour servir leurs propres objectifs.

L’Empire reposait sur l’idée que les Sith de sang pur et les humains étaient les races maîtresses de la galaxie, les races aliens n’étant bonnes qu’à l’esclavage. Les sangs purs sont tenus pour supérieurs en tant que descendants biologiques des Sith originaires de Korriban, qui combattaient les Rakata. Les humains le sont aussi, car les premiers exilés Jedi Noirs arrivés sur Korriban étaient des humains, notamment Ajunta Pall, le premier Seigneur Noir des Sith.

Certains sangs purs, comme Dark Ikoral, estimaient que l’Empire devrait considérer les humains comme une « espèce inférieure », mais ils ont fini par admettre qu’ils étaient presque leurs égaux. Contrairement aux aliens, les humains ne subissent aucune restriction de mouvement ni de rang ; beaucoup ont accédé aux plus hauts grades de l’armée, comme Odile Vaiken, premier Grand Moff Impérial, et de nombreux Seigneurs Sith humains ont siégé au Conseil Noir au fil des millénaires.

Enfin, un sang pur dépourvu de sensibilité à la Force est chose rare, considérée comme une abomination. À moins que sa famille ne puisse ou ne veuille lui obtenir un poste administratif facile, il est soit tué, soit réduit en esclavage.

Source : Codex, partie 15