Un monde qui ne laisse pas indifférent
Le légendaire Chancelier Suprême Signet Mezzileen, qui régna sur Coruscant pendant 70 ans, la décrivit comme « un organisme vivant incandescent, vibrant au rythme de milliards de vies ». Le poète Adder Ain-la écrivit au contraire : « Telle une carapace de métal morte, Coruscant est irrémédiablement sans âme, si froide et si vide que sa carcasse gelée doit être réchauffée avec des miroirs solaires ».
Les restaurants de luxe à 10 000 crédits l’assiette y côtoient les hôtels de luxe, tandis que dans leur ombre les pauvres et les indigents se réfugient la nuit dans leurs bouges. Imprévisible, la planète est loin d’être ennuyeuse.
Une planète-cité
Chaque pouce de Coruscant est densément urbanisé : ni forêt, ni prairie, ni océan, seulement deux calottes glaciaires et des réservoirs artificiels géants, qui occupent tout de même 29 % de la surface. La glace des pôles, seule réserve d’eau potable, est aspirée par d’immenses pipelines vers des réservoirs parfois devenus attractions, comme la Western Sea.
Les bâtiments s’organisent en gigantesques niveaux entrecoupés de canyons de plusieurs kilomètres de profondeur. Seuls les monts Manarai ont échappé à l’urbanisation, devenant en contrepartie une attraction touristique majeure.
Trafic et environnement
Le trafic orbital entoure la planète telle une nuée d’électrons : des milliers de vaisseaux livrent vivres et ravitaillement et déposent diplomates, ambassadeurs et touristes. Le trafic atmosphérique, guidé par des grilles magnétiques, ne cesse jamais ; des plates-formes d’atterrissage flottantes, un immense réseau de taxis et de bus et des tunnels de fret desservent la planète.
Située à environ 200 millions de kilomètres de son étoile, Coruscant n’est pas naturellement propice aux humains : de gigantesques miroirs solaires en orbite lui renvoient la lumière et la chaleur de Coruscant Prime. Contre la pollution, tout ce qu’elle produit est recyclable, jusqu’au dioxyde de carbone récupéré par des humidificateurs orbitaux.
La Rotonde du Sénat
Bâtiment d’environ deux kilomètres de diamètre en forme de champignon, la grande Rotonde du Sénat fut construite sous l’Ancienne République, à la suite des Nouvelles Guerres Sith. Son concepteur la disait si solide que toute arme capable de la détruire détruirait aussi Coruscant ; elle traversa en tout cas les millénaires sans encombre.
Sa Chambre, amphithéâtre circulaire sous éclairage artificiel permanent, abrite des centaines de nacelles à répulseurs autour du podium du Chancelier Suprême, haut de plus de trente mètres. Chaque plate-forme donne sur près d’un kilomètre de bureaux adaptés aux besoins des sénateurs, des bassins des Quarrens aux zones enrichies en méthane des Kel Dor.
Le Temple Jedi de Coruscant
Structure de cinq tours bâtie au sommet d’une montagne, le Temple fut érigé sur un terrain accordé par le Sénat après la Grande Guerre de l’Hyperespace. Aux simples bâtiments de pierre des débuts succéda, en 4 019 avant la Bataille de Yavin, un ensemble unique en duracier voulu par quatre Maîtres Jedi. Après la Bataille d’Ossus, la majeure partie de l’Ordre s’y installa.
Le pillage de Coruscant, sans doute la plus grande victoire militaire de l’histoire de l’Empire Sith, entraîna la destruction totale du Temple Jedi ; les Jedi relocalisèrent alors leur temple sur Tython, leur berceau redécouvert.
Source : Codex, parties 17, 21, 3